Mon intervention sur la création de l’Office français de la biodiversité

 

Mardi 9 juillet dernier, suite au succès de la Commission mixte paritaire, j’étais oratrice du groupe MoDem lors de la discussion générale commune sur le projet de loi créant l’Office français de la biodiversité et de la chasse.

Trois ans après la loi pour la reconquête de la biodiversité qui avait pour ambition de fusionner quatre établissements publics afin de protéger et de valoriser nos richesses naturelles, nous étions réunis pour voter l’ultime unification entre deux opérateurs aux activités complémentaires, qui n’avait pu être réalisée en 2016.

L’articulation entre l’Agence française de la biodiversité et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage n’avait pas abouti car elle ne pouvait se faire sans l’accord des chasseurs qui sont partie prenante de la gestion de la faune sauvage.

Nous avons enfin pu parachever ce travail initié il y a maintenant 3 ans.

 

 

 

 

 

Il s’agit ici d’un texte d’importance car nous constatons, depuis plusieurs années déjà, l’érosion accélérée, due aux activités humaines, de notre biodiversité. Face à la fragilité des équilibres naturels, il en va de notre responsabilité de les protéger.

L’Office français de la biodiversité aura ainsi pour vocation d’améliorer l’efficacité des politiques de l’environnement, en particulier dans le domaine de l’eau et de la biodiversité, et renforcera la police de l’environnement sur nos territoires. 

Je salue le maintien des dispositions que le groupe MoDem et apparentés avait fait adopter notamment :

 

  • L’extension de l’expertise du futur opérateur à l’évaluation de l’état de la faune sauvage ;

 

  • La possibilité offerte aux régions de créer conjointement avec le nouvel établissement public national compétent en matière de biodiversité, des offices régionaux de la biodiversité et ainsi garantir la stabilité des structures existantes;

 

  • Ou bien encore la création d’un conseil scientifique placé auprès du conseil d’administration de la future agence qui apportera un avis scientifique, ainsi qu’un appui technique, à l’élaboration, à la mise en œuvre et à l’évaluation des politiques menées par l’État, les collectivités territoriales et leurs groupements. 

 

Ce texte engage la modernisation souhaitable du dispositif institutionnel français en matière de protection des espaces naturels et des espèces sauvages.

Comme l’ADEME dans le domaine de la transition énergétique et écologique, l’Office français de la biodiversité deviendra le fer de lance de la stratégie nationale pour la biodiversité et pour la protection de notre faune sauvage. 

 

Retrouvez sur la vidéo ci-dessus l’ensemble de mon intervention. 

 

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